Eucomis. (Liliacées). C'est une plante de serre froide à tige épaisses qui, en juillet-août, produit des épis de petites fleure jaune verdâtre entourant la tige terminée par un bouquet de feuilles, comme un ananas. On cultive ces gros bulbes soit en pots, soit après la mise en végétation, en bordure bien exposée au soleil. Dans les régions à climat méditerranéen, la plante peut rester toute l'année en pleine terre. Dans la serre, elle doit rester en repos tout l'hiver.
freesia. (Iridacées). On trouve maintenant cette plante presque toujours sous la forme d'hybrides à bien plus grandes fleurs que dans la forme sauvage. Les fleurs, en forme de lis modestes, se succèdent le long des tiges, blanches, jaunes ou roses et répandent un curieux parfum d'abricot. On les cultive en pots à partir de septembre et la floraison se situe de février à avril. Une fois les feuilles jaunies, on les tient au sec jusqu'à l'automne suivant. On peut acheter des tubercules ou en faire des semis en serre en février et ils seront prêts à fleurir dès le printemps suivant.
fritillaria imperialis (Liliacées). La fritillaire pintade est très commune dans les prairies humides des montagnes et elle est remarquable par ses fleurs aux clochettes tournées vers la terre, dont les pétales sont couverts de dessins en forme de damier. Elle se naturalise facilement dans les endroits les plus frais du jardin. La fritillaire imperialis, ou couronne impériale, ne manque pas dans les vieux jardin. Cette espèce naît de très gros bulbes d'odeur fétide et toute la plante, y compris ses belles fleurs orangées ou jaunes, disposées en couronne, répand pendant sa croissance une puissante odeur d'ail, qui la rend indésirable près des habitations, malgré une éminente valeur décorative. Les bulbes se divisent d'eux-mêmes et on les dédouble tous les trois ou quatre ans.
Galanthus (perce-neige) (Amaryllidacées). C'est le perce-neige classique, avec ses trois pétales, blanc pur et tombants, qui se montrent à partir de février. Cette espèce existe à l'état sauvage et elle se naturalise facilement partout. Il en existe quelques espèces exotiques, qui n'ont guère plus de mérite et c'est une variété à fleurs doubles. C'est surtout à cause de sa précocité que le perce-neige fait plaisir. Il ne demande aucun soin.
gloriosa lys de malabar. (Liliacées). Cette liliacée grimpante naît d'un gros tubercule (extrêmement toxique), blanchâtre. Elle émet des tiges qui se ramifient çà et là. Ses fleurs sont semblables à celles des lis, mais les pétales, de couleur orange ou feu, sont recourbés. En hiver, on les laisse au sec et au repos de novembre à mars, mais dans du sable et en prenant garde à l'apparition de pourriture, toujours possible.
Hippeastrum (Amaryllidacées). C'est ce qu'on appelle généralement des amaryllis et tout le monde connaît leurs gros bulbes, d'où jaillit au printemps une tige puissante terminée par un bouquet de deux à cinq fleurs énormes en forme d'entonnoir à 6 pétales, qui peuvent atteindre 20 cm de diamètre. On plante les bulbes dans de grands pots profonds, mais en laissant affleurer le sommet à la surface de la terre et en prenant garde de ne pas léser les racines qui sont charnues et nécessaires à la plante. Si les racines sont sèches au moment de l'achat, il vaut mieux y renoncer. On met alors le pot au chaud, devant une fenêtre et au bout d'un mois, la floraison se produit qui est suivie de la formation des feuilles, qui sont larges, vertes, rigides et sans intérêt particulier, mais qui assurent la nourriture du bulbe épuisé pour la floraison suivante. En automne, les feuilles sèchent et c'est le moment de rempoter le bulbe dans la terre nouvelle. Une bonne terre quelconque leur suffit. Dans les régions à climat méditerranéen, ils prospèrent en pleine terre, s'y multiplient spontanément et finissent par former d'énormes touffes d'un effet somptueux. Sous les tropiques, on les voit fleurir dans les terrains les plus misérables. Il en existe beaucoup de variétés horticoles et hybrides entre lesquelles on n'a que l'embarras du choix.