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Les tomates varient beaucoup en taille et en port. Il en est à fruits énormes, mais les plus appréciés sont celles à fruits de taille moyenne, plus faciles à utiliser en cuisine. Il en est aussi de rondes et allongées, dites « italienne ».
On les cultive d'habitude sur une tige unique, mais on peut aussi les cultiver en mini-espaliers rameux, et certaines variétés sont naturellement buissonneuses et ne demandent ni taille ni tuteurs. Ces dernières ne se cultivent qu'en pleine terre, tandis que les variétés géantes, qui atteignent deux mètres de hauteur, ne se cultivent qu'en serre.
On sème la tomate en serre, ou sur couche chaude, en février et mars. Il leur faut une température de 18° pour germer. Après la germination, la température peut être un peu abaissée. Dans les régions méditerranéennes, on se contente de les semer sur couche froide, ou tout simplement dans un pot couvert d'une vitre, dès le mois de mars, et on les repiques une première fois en les écartant de 10 cm, et, en fin, on les met en place. Dans les régions méditerranéennes, cette mise en place peut se faire dès le débuts d'avril, mais, dans les climats plus froids, il faut attendre la fin mai pour être sûr que les jeunes plants échapperont aux gelées printanières.
Toute bonne terre de jardin convient aux tomates. Elles aiment le fumier et, au besoin, un engrais à dominance potassique. Au jardin, on espace les pieds de 50 cm sur la ligne, et on leur donne un tuteur solide dès la plantation. Leur reprise est facile, moyennant un ou deux bons arrosages. On les conduit ensuite le long du tuteur, en supprimant tous les bourgeons auxiliaires et en ne conservant que les grappes de bourgeons à fleurs. Généralement, on n'en conserve que trois étages et, quand le dernier étage est noué, on étête le plan. Quand on voit les tomates commencent à rougir, on peut ôter quelques feuilles qui font écran au soleil.
La culture des tomates en serre, très coûteuse, demande tant de place qu'on la laisse au professionnel, d'autant que les tomates de serre ne sont jamais aussi savoureuses que celle de plein air.
Le plus souvent aussi, quand on ne dispose ni de serre ni de couche chaude, il est plus simple d'acheter les plants chez un jardinier sérieux. Il existe maintenant des tomates de variétés F1, insensibles aux maladies qui, autrefois, décourageaient les amateurs. Ainsi, la Fumariose commençait par attaquer les feuilles, qui noircissaient puis séchaient; ensuite, les tomates elles-mêmes se piquaient de noir, puis pourrissaient sur pied. On peut aussi cultiver les tomates en pots sur un balcon. Il faut cependant que leurs pots soit assez grands et que la terre en soit très riche. De plus, le pot doit être bien assujetti, car un pied de tomates chargé de ses fruits peut être très lourd.
Certaines variétés, comme la tomate « Cerises », à fruits minuscules et très savoureux, innombrables par surcroît, ne se taillent pas. Ont les plantes contre un mur au midi, où on les palisse sur des fils de fer. De plus, elles ont l'avantage d'être très décoratives. En dehors des climats méridionaux, leur culture est soumise au hasard. Certaines années, ce sera une réussite parfaite et, d'autrefois, quand l'été est trop pluvieux, elles n'arrivent pas à mûrir convenablement.
Nous recommandons les variétés suivantes : « Rustrel », résistante aux maladies, aux fruits ronds et abondants, et de culture facile ; « Clairvil », également résistantes, aux fruits nombreux, réguliers et gros ; « Marmande », variétés classiques dont il existe maintenant une race résistante, et qui porte des fruits gros et lisses, plats et épais ; « Saint-Pierre », la plus grosse, aux fruits énormes, d'excellentes qualités, mais plus tardive ; « Roma », tomate allongée aux fruits en grappes très nombreux, résistante, à la chair ferme et assez sèche, parfaite pour les sauges.