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Dans les régions septentrionales, il est nécessaire de semer les melons en serre ou sur couche chaude dès la fin mars, en mettant deux ou trois graines par pot. On laissera se développer que le germe le plus fort. Ensuite, on supprimera le bourgeon terminal après la troisième feuille, et on repiquera soit en couche (ce qui est préférable en climats froid), soit en pleine terre en mai, dans un endroit aussi ensoleillé que possible. Le replant ainsi repiqué formera trois branches, qu'on pincera à leur tour à la troisième feuille ; on fera de même pour les tiges nouvelles qui se formeront.
Cette taille est nécessaire pour faire apparaître les fleurs femelles qui, autrement, ne se montrerait que trop tard. Il faudra bien entendu des arrosages par temps sec ; quand les fruits sont formés, il est bon de glisser dessous une petite planche pour les isoler du sol. Si le sol est trop humide ou trop compact, il arrive que le collet des melons soit atteint par le « rouge » des racines : le remède, surtout préventif, consiste à surfacé le sol autour des plants avec des copeaux ou de la paille. On peut aussi les planter sur un petit tertre qui assure l'écoulement des eaux.
Cultivé en couche, les melons ont besoin d'un espace de 2m² carrés part pied. Taillez comme indiquer plus haut. Quand les branches atteignent le bord de la couche, coupez-les. De plus, quand il fait beau, maintenez la couche ouverte pour que les insectes puissent assurer la fécondation. En serre, il faut la pratiquer artificiellement avec un pinceau. Mais la culture des melons en couche ou on serre est à peu près abandonnée, étant donné la facilité avec laquelle ils poussent en pleine terre dans les régions méditerranéennes. Il existe des variétés coureuses et non coureuses de courgettes.
Les premières, très encombrantes, sont de plus en plus délaissées. La « Verte longue d'Italie », la « Vert des Zenatas », la « Précoce maraîcher », sont d'excellentes variétés non coureuses.
Parmi les variétés coureuses, on compte maintenant la courge japonaise, dite « Spaghetti Végétal ». Cet curieux espèce donne des fruits d'un kilo à peu près.
On sème les courgettes le plus souvent en pleine terre, au mois de mai. Leur croissance est d'une grande rapidité. On sème deux ou trois graines dans un poquet, dans un endroit enrichi de fumier ou de terreau, on arrose et, aussitôt après la germination, on ne laisse qu'un germe par poquet. Les pieds doivent être espacés d'au moins un mètre. Les variétés non coureuses ne demandent plus ensuite que des désherbages et des arrosages par temps sec. Les variétés coureuses seront de préférence conduites sur une barrière ou un treillage, où elles encombreront moins, et on supprimera le bourgeon terminal quand on les trouvera assez longue.
Les potirons se traitent exactement comme les courgettes coureuses. Cependant, il leur faut encore plus d'engrais et, souvent, on les sème à même le tas de compost ou sur une réserve de vieux fumier. Dans une terre riche, un pied de potirons peut porter quatre ou cinq fruits de taille moyenne, c'est-à-dire de 5 à 10 kilos. Mais si on est amateur de phénomènes, on n'en laisse qu'un, on arrose avec des engrais liquides, et il n'est pas rare d'en obtenir qui pèse de 60 à 80 kilos. Ce n'est pas utile, mais seulement amusant, car un potiron entamé doit être immédiatement consommé sous peine de pourrir rapidement. D'autre part, le transport de tels monstres pose des difficultés ardues, car ils sont très fragiles. Comme variétés, on ne cultive plus que le « Jaune gros de Paris », jaune pâle et brodé, et le « Rouge vif d'Etampes », souvent énormes, à chair épaisse et très sucrée. Les catalogues italiens ou espagnols en offre beaucoup d'autres variété dont plusieurs sont de grands mérites. Les potirons se récoltent le plus tard possible en automne, quand leur épiderme est devenu ferme et résiste à l'ongle. On les garde dans un endroit frais et sec, où ils peuvent parfois attendre jusqu'au mois de février. On peut mettre à côté des potirons les giraumont, dits aussi « Bonnet turc » à cause de leurs vives panachures et de renflement curieux qui se manifeste à l'endroit où est tombée la corolle. Les giraumons sont plus petits que les potirons, ils ont le même goût et se conservent beaucoup mieux grâce à l'épaisseur de leur peau.
On cultive aussi les pâtissons, qui ne courent pas et donnent des fruits aplatis, en forme d'étoiles. On les vide de leurs noyaux pour les farcir et les cuire au four.