Les fleurs des poiriers, très précoces, risquent d'être endommagées par la gelée ou par défaut de pollinisation, parce que le temps froid décourage les insectes pollinisateurs. Les poiriers sont plus longs à s'établir et à se mettre à fructifier que les pommiers. On peut les cultiver dans toutes les formes qu'on applique aux pommiers, à cette réserve près que certaines variétés ne viennent bien qu'en espalier, vu leur faible végétation.
Pour la taille des poiriers, procédez comme pour les pommiers. Néanmoins, la taille au gobelet doit être plus légère au début : quand une belle végétation a démarré, la taille doit être plus sévère que pour les pommiers, Les rameaux terminaux étant rabattus des deux tiers, ou des trois-quarts de leur longueur, les branches latérales sur trois yeux et les sublatérales sur un seul.
Les poiriers forment moins naturellement des couronnes que les pommiers, mais tout dépend des variétés et la taille devra être ou plus légère au plus sévère, selon la vigueur ou la floribondité du sujet. En général, les poires demandent moins à être éclaircies que les pommes. La grosseur des fruits sera améliorée et la régularité de la fructification sera aidée, si chaque bouquet de poires a été réduit à un exemplaire, ou parfois deux.
Les poiriers ont besoin de plus de nitrate que les pommiers et sont moins susceptibles de souffrir du manque de potasse. Le sol autour des arbres sera maintenu propre et sera surfacé au printemps avec du vieux fumier ou du compost. On peut se contenter de tourbe à laquelle on ajoutera un engrais complet à prédominance azotée.